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Etre une femme fontaine, ça ne coule pas de source

par Valentina San Martin

7 JUIN 2018

Health

Friday a lancé un appel à témoins pour en savoir plus sur les femmes fontaines. Trois Romandes, âgées de 26 à 35 ans, ont accepté de raconter leur histoire.

La sexualité féminine, c’est tout un mystère. Pour preuve, la première dissection d’un clitoris date de 1998. Sans oublier qu’il a fallu attendre 2017 pour trouver sa représentation exacte dans un manuel scolaire. En fait, le plaisir féminin n'est que très peu exploré. Pour preuve, les études sur ce qu'on appelle les «femmes fontaines» restent rares.


Il va sans dire que le public n’a que peu d’infos sur la question. Est-ce qu’on naît fontaine ou on le devient? Comment y parvenir? L’orgasme est-il différent lorsqu’on éjacule? Suite à un appel à témoignages, des lectrices romandes nous expliquent ce qu'il en est.


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Emma* fait l'expérience de l'éjaculation féminine pour la première fois à 27 ans. Son compagnon de l’époque la guide dans cette découverte.«La première fois que ça arrive, ce n’est vraiment pas facile. On se pose plein de questions et on se dit que c’est sale. Mon partenaire a su m’expliquer et me rassurer directement après l’acte.» Par la suite, Emma se rend sur divers forums et des sites afin de s’informer.

Emma, 34 ans

Il est important de savoir que chaque femme peut éjaculer.

Sept ans après avoir découvert l'éjaculation féminine, la jeune femme assume le fait d'adorer ça. Selon elle, il n’y a rien de honteux ou de dégoûtant là-dedans. «Il est important de savoir que chaque femme peut éjaculer. Il faut juste oser.» En fait, l’expression «femme fontaine» est source de confusion et entretient bon nombre d'a priori. Emma n'est de loin pas la seule à avoir ressenti de la gêne suite à sa première éjaculation.

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La femme fontaine, Pauline* en a surtout entendu parler durant des soirées entre copines. Elle a vite catégorisé la chose comme étant sale et digne des films porno. Pourtant, à 32 ans, elle a une éjaculation pour la première fois suite à sa rencontre avec un mec. Le plaisir qu’elle ressent à ce moment-là est incomparable. «Ce type sorti de nulle part m'a beaucoup plu. C’est après deux, trois rencards que nous avons décidé de passer à l’acte. Au moment où j’ai éjaculé, j’ai paniqué. J’étais même un peu honteuse.»


Il en reste que le plaisir qu'elle ressent est inexplicable. Lors des rencontres coquines qui ont suivi cette relation, elle s’aperçoit que beaucoup d'hommes savent s'y prendre, mais peu utilisent leur «technique». Le sujet est un peu tabou, ce ne sont pas eux qui vont en parler. Et les femmes seraient apparemment réfractaires à l'idée d'éjaculer.

Pauline, 35 ans

Je souhaite à chaque femme de ressentir ça un jour.

Quant à la façon de faire, «c’est une histoire de précision au niveau de la position des doigts mais aussi de celle du bassin», explique Pauline. Depuis, trois ans après, la jeune femme a changé de partenaire. «Terminé, la fontaine. On a trouvé d'autres techniques moins humides pour se faire du bien. Mais je garde en tête cette expérience et je souhaite à chaque femme de ressentir ça un jour.» Contrairement à elle, il y a des femmes qui, une fois qu'elles ont connu cette nouvelle forme de plaisir, ne peuvent plus s'en passer.

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C’est à tout juste 20 ans, avec son deuxième petit ami, qu’Esther* découvre l’éjaculation féminine. «Pendant que nous faisions l’amour, j’ai ressenti comme une envie d’aller aux toilettes. J’ai couru au W.-C. et... rien. Là, mon copain m’a expliqué que j’allais passer en mode fontaine. On a retenté et ça n’a pas manqué.»

Esther, 26 ans

Il faut bien connaître son corps et se laisser aller.

Esther explique que ses partenaires ont été bienveillants et curieux. Ils voulaient comprendre comment ça marchait. «L’important, à mon avis, c’est de bien connaître son corps et de se laisser aller. Bien évidemment, il ne faut pas hésiter à tenter plein de choses. Chaque femme est différente et c’est pareil pour le plaisir.»


«Moi, j'y arrive grâce une stimulation externe intense, ajoute-t-elle. Et si je pratique l'anal en même temps, c'est encore mieux. Comme je me connais bien, je sais parfaitement comment y arriver et comment guider mon partenaire. J’avoue avoir de la peine à m’en priver.»


*prénoms d'emprunt

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